La colonne vertébrale

La colonne vertébrale
est le champ privilégié
d'application de la méthode.


Non pas que les douleurs des autres articulations,
ou les troubles des viscères,
ou encore certains troubles du système nerveux
ne soient pas des bonnes indications.

Mais on sait que les douleurs de la colonne
sont excessivement fréquentes,
qu'elles sont responsables
d'une quantité considérable d'arrêts de travail.

Cela indique nettement l'incapacité
où se trouvent les autres méthodes
à apporter une solution
.

Par exemple :
on ne peut pas dire qu'une opération pour sciatique agisse sur le déséquilibre du corps qui a permis le mauvais fonctionnement du disque.
Les forces qui ont engendré cette hernie discale, sont toujours là.
On y ajoute la restriction de mobilité causée par l'intervention,
obligeant les articulations voisines à bouger plus,
donc à souffrir tôt ou tard.

Mais dans les douleurs de la colonne
on peut surtout apprécier
combien l' " Ostéopathie Non Manipulative "
peut aller plus loin que le soulagement.

Elle va re-programmer le corps du patient
à fonctionner de façon plus adaptée
et plus harmonieuse pour lui.

Elle va agir sur tous les étages du rachis qui souffrent
Elle va faire que les crises douloureuses soient moins fréquentes et moins violentes.


Elle va donc modifier l'évolution de la maladie arthrosique.

En effet elle est seule capable d'agir sur les éléments qui sont
à l'origine du mauvais fonctionnement de l'ensemble de la colonne, donc à l'origine des douleurs.

Car les tensions musculaires et ligamentaires
qui entraînent les tiraillements des vertèbres
peuvent être suivies " à la trace " tout le long du corps
et être traitées à l'endroit de leur cause réelle.

Cette cause est le plus souvent
aux extrémités de la colonne,

c'est à dire au crâne et au sacrum.
.


Ce sont surtout ces deux éléments, crâne et sacrum,
qui dirigent l'ensemble des vertèbres.
En effet sur eux s'insèrent les ligaments
qui vont de haut en bas de la colonne.
Sur eux s'insèrent un très grand nombre de muscles
dont certains vont également de haut en bas de la colonne.

Ils vont se comporter comme les rênes d'un équipage qui se dirige à partir du crâne et du sacrum.


Certains de ces muscles agissent pour contrôler
l'équilibre de cette colonne
par automatisme réflexe:
on les appellent muscles proprioceptifs
en référence encore une fois
à cette sensibilité profonde du corps
lui permettant de s'équilibrer dans l'espace.

L' "Ostéopathie Non Manipulative" est la seule technique qui peut agir sur le crâne :

on l'appelle également " Ostéopathie crânienne "…

La palpation proprioceptive du crâne permet de percevoir les déformations qu'on retrouve dans toutes les parties du corps, d'en déterminer la cause et de la traiter.


Cette cause se comporte comme un frein qui déforme ou empêche le fonctionnement du corps : une compression entre deux os ou à l'intérieur d'un os - pouvant dater de la vie intra-utérine… - ou une compression à l'intérieur d'un organe.


L' " Ostéopathie Non Manipulative " agit de façon tout aussi contrôlée et douce sur le sacrum

dont les manipulations structurales sont contestées et pas évidentes à exécuter.

Le sacrum est comme un bouchon de parfum
entre le goulot du flacon
que sont les deux os du bassin.
Si le sacrum est un peu de travers
il se bloque, comme le ferait un bouchon
dans un flacon fermé à l'émeri.

Cette action sur le crâne et le sacrum permet à l'Ostéopathie Non Manipulative de modifier les tensions des muscles qui entourent la colonne, d'agir sur les tendons, les ligaments, les articulations, les vaisseaux à chaque niveau de la colonne considéré.

Par exemple quand on a une sciatique
on a des douleurs dans les os,
les muscles, les ligaments de la jambe ;
mais on peut aussi avoir
des troubles de la circulation
liés à l'irritation du système de régulation de la circulation
qui accompagne le nerf.

Il y a également à presque chaque étage de la colonne un système nerveux vers les organes. Cela signifie qu'une douleur de la colonne peut perturber un organe. Cela signifie aussi qu'un organe qui fonctionne mal peut donner des douleurs de la colonne


L' " Ostéopathie Non Manipulative " est une des seules techniques qui puisse faire le diagnostic et le traitement de ce genre de trouble de la relation colonne-organes dont la Médecine Chinoise avait déjà l'intuition.

 

"Les apophyses articulaires"




D'après Kapandji

"Vertèbres"

D'après Geigy-Ciba




HYGIÈNE

Corps, mon vieux compagnon,

nous périrons ensemble.

Comment ne pas t’aimer,

forme à qui je ressemble,

puisque c’est dans tes bras

que j’étreins l’univers !

Marguerite Yourcenar

 

 Votre corps a besoin d’amour.

 Ne lui imposez rien contre son gré.

 Avec lui, ne soyez jamais sûr d’avoir raison.

Cette certitude tue l’amour ;

laissez-la aux fanatiques

et voyez la destruction qu’elle entraîne.

 

C’est toujours votre corps qui a raison

et le plus souvent il vous a supporté longtemps

avant de se plaindre.

Dans tous les moments de votre vie, dans toutes les

positions votre corps a besoin de votre bienveillance

et de votre aide.

Investissez-vous,

il vous le rendra au centuple.

 

Ne cherchez pas dans les pages qui viennent

ce que vous connaissez déjà.

Cherchez le détail que vous ne connaissez pas

et qui changera votre vie,

l’erreur que vous faites sans savoir que c'est une erreur…

 

 

- DEBOUT -

 

Avant tout sentez et regardez votre corps.

 

Sentez d’abord la position de votre tête.

Votre tête est-elle au-dessus de vos épaules ou en avant ?

Est-elle très en avant ?

Que se passe-t-il si vous la ramenez vers l’arrière

à la vertical  de votre tronc?

Avez-vous une « bosse de bison »

à la jonction entre votre tronc et votre cou?

 

Sentez vos épaules.

Ne sont-elles pas trop en avant, trop hautes ?

 

Sentez votre ventre.

Lui aussi n’est-il pas trop en avant ?

Pouvez-vous basculer votre bassin vers l’arrière pour ce qui se

passe alors au niveau de votre ventre?

 

Sentez les courbures naturelles

de votre corps

Sentez la courbure de votre cou :

votre cou a un creux en arrière :

on dit qu’il est « concave en arrière ».

En fait la colonne est comme le bois d’un arc

avec ses muscles semblables à la corde de l’arc.

Cette courbure s’efface quand on travaille trop souvent

avec la tête baissée

 et cela entraîne des tensions des muscles du cou.

Sentez la courbure de votre dos :

le haut de votre dos est arrondi en arrière :

on dit qu’il est « concave en avant ».

Mais comment est-il arrondi ?

Si ce n’est pas assez, c’est mauvais.

Si c’est trop, c’est mauvais : c’est le fameux dos rond

qui entraînera avec le temps inévitablement des douleurs.

Sentez la courbure de vos « reins »,

la région lombaire :

le creux des reins doit être creux au dessus des fesses :

cela veut dire que normalement il doit former

un creux en arrière: on dit qu’il est « concave en arrière ».

Il ne doit pas être trop creux :

on dira alors que vous êtes trop cambré(e).

Mais il ne doit pas non plus être arrondi en-arrière :

soit quand vous êtes debout,

soit quand vous vous asseyez sur un siège ou sur un fauteuil.

Là, bonjour les dégâts !

 

Sentez les tensions

de votre cou, de vos épaules, de votre dos.

dans la vie de tous les jours

et demandez-vous si vous ne pouvez pas les réduire.

 

 

Etes-vous certain que votre façon de vivre

n’entraîne pas les tensions dont vous vous plaignez ?

Est-ce que vous ne faites pas tout pour avoir mal au dos ?

Votre dos est-il victime de votre course permanente ?

Votre dos est-il la victime de vos sentiments ?

 

 

Regardez-vous dans une glace ;

observez la hauteur de vos épaules, de votre bassin.

Au besoin, faites vous filmer tandis que vous marchez.

De face, de profils, de dos.

Faites filmer également, de dos, le bas de vos jambes

pour voir votre  façon de poser les pieds en marchant.

Vous verrez très bien de quelle manière

vous utilisez votre corps.

Cette expérience vous permettra de prendre conscience

de la façon dont bouge votre corps.

Vous pourrez mieux vous concentrer ensuite

sur les endroits qui fonctionnent mal

et vous pourrez mieux sentir ce qui ne va pas.

 

Bien évidemment de nombreux facteurs interviennent dans la position de votre corps.

Nous verrons les facteurs qui tiennent à des défauts de votre corps

 et que nous pouvons corriger.

Mais il y a aussi des facteurs héréditaires.

Il y a également des facteurs psychologiques :

entrer dans une pièce la tête en avant

n’a pas la même signification qu’entrer avec le ventre en avant.

Ce n’est pas une raison pour tout laisser aller et ne rien corriger :

Nous sommes responsables de notre corps et c’est nous qui le pilotons.

 

*Ne dites pas « j’ai du ventre »

ou « j’ai un gros ventre que je dois aplatir avec une gaine ».

Votre ventre disparaîtra

si vous vous grandissez.

Montez votre tête le plus haut possible

(en gardant les talons sur la sol);

ne lancez pas votre ventre en avant et vos épaules en arrière

montez verticalement comme une tortue (verticale)

qui sort sa tête de vos épaules

avec votre tête montez tout votre corps

et vous sentirez votre dos s’épanouir,

vos épaules s’ouvrir:

elle ne partiront plus en avant comme si vous veniez d’être battu(e)

et même vous sentirez vos reins perdre de leur cambrure ;

surtout votre ventre ne partira plus en avant ;

vous sentirez un creux sous vos côtes

et vous serez surpris d’avoir de la place pour respirer.

 

 

 

*Essayez de prendre conscience également de la position de votre bassin.

- Avez-vous un creux très important dans le bas du dos ?

Pouvez-vous réduire ce creux ?

- Prenez conscience de la position de votre pubis.

Pouvez-vous l’avancer ou le reculer ?

Essayez de bouger votre bassin en augmentant le creux du bas du dos et en reculant votre pubis

ou au contraire en réduisant le creux derrière et en avançant le pubis.

Cela s’appelle basculer le bassin.


Dans cette bascule du bassin vous allez sentir également que les tensions dans vos jambes et dans vos voûtes plantaires se modifient.

Ce n’est pas évident ...

mais avec un peu d’entraînement vous finirez par sentir que tout dans le corps est lié par des muscles et des enveloppes de muscles qui forment des chaînes, depuis le bas jusqu’au haut du corps, ou vice versa.

Si une tension anormale se forme dans un endroit du corps,

cette tension se transmet au corps entier

et peut rester en place des dizaines d’années.

 

Regardez vos vieilles chaussures et demandez-vous pourquoi la semelle est usée sur un bord d’un côté et pas sur l’autre, ou sur le talon plus que sur le côté.   

Demandez-vous combien d’années de tensions de votre corps ont été nécessaires pour déformer vos chaussures et comment de son côté votre corps réagit à ces forces capables d’user le cuir.

 

Bien sûr, vous ne pouvez pas corriger votre position 24 heures sur 24.

Vous ne pouvez pas penser qu’à cela !..

Mais quand vous y pensez,

vous vous grandissez,

vous basculez votre bassin,

vous dodelinez de la tête pour relâcher les muscles du cou,

vous laissez tomber les épaules,

vous effacez vos tensions,

vous sentez votre respiration plus libre.

Et puis vous n’y pensez plus. Vos mauvaises habitudes ne tardent pas à reprendre place...

Au bout d’un certain temps, quand vous y pensez, vous reprenez le contrôle.

Vous constaterez petit à petit que la correction devient de plus en plus spontanée, de plus en plus naturelle.

 

Vous êtes prêt pour l’étape suivante :

vous faites la même chose en bougeant 

par exemple en marchant,

en montant les escaliers,

dans toutes les positions de votre corps,

dans toutes les circonstances de votre vie.

Vous intégrez la conscience de la position de votre corps.   

 




- ASSIS -

Ici aussi

il y a des mauvaises habitudes à perdre !

 Se tenir droit,

ne pas écrire ou travailler avec le dos complètement tordu,

c’est évidemment très important.

 

Il est assez facile de prendre conscience de ce défaut-là

et facile de déplacer son cahier ou son livre ou son travail

pour le mettre devant soi.

Cependant les deux défauts les plus graves et les plus sournois sont

le haut du dos rond

et le bas du dos inversé.

 

*Le haut du dos arrondi en position assise

est une exagération de la voussure naturelle du dos

à cause de mauvaises habitudes.

Il est très important de le corriger.

Quand on travaille assis, l’ensemble du dos doit rester droit:

on dit que le dos doit être verrouillé, du crâne au coccyx,

(grandissez-vous !)

et ce sont les objets qui doivent bouger.

Au besoin au lieu d’arrondir son dos pour aller vers les objets,

 on peut (et il faut) incliner le tronc en avant

en utilisant l’axe des hanches.      

Au lieu d'arrondir votre dos à partir des dernières lombaires

 visualisez vos deux hanches, sous votre bassin,

imaginez que c'est un axe autour du quel vous pouvez tourner

et basculez vers l'avant l'ensemble de votre tronc verrouillé.

 

 

*On arrondit aussi volontiers le bas du dos

pour s'installer sur une chaise ou dans un fauteuil.

On bascule alors le bassin en arrière et cela 

inverse la courbure de la région lombaire 

le creux normal du bas du dos disparaît.

Les fabricants de fauteuils portent une grosse responsabilité en encourageant ce défaut pour sacrifier à une mode : cela fait « cosy » de regarder la télévision au fond d’un fauteuil bas et profond   dans lequel  on est plié de telle façon qu'on ne peut ni respirer ni digérer et dont on ne peut s'extraire qu'au prix d'efforts considérables (voire impossibles pour les personnes âgées).

 

 

Vous devez au contraire toujours conserver le creux du bas du dos lorsque vous êtes en position assise :

quand vous vous installez sur un siège

(au travail, en voiture, à la maison)

vous mettez bien vos fesses au fond du siège

et non pas votre colonne lombaire

tandis que vous maintenez votre dos le plus droit possible,

votre tête le plus haut possible.

 

 


*Ainsi en voiture la plus grande partie des douleurs du dos peuvent être évitées en ayant une bonne position.

 

En montant en voiture, il faut faire trois choses successivement :

 

1/ une fois assis (avec les précautions nécessaires),

vous réglez le dossier de votre siège de façon à ce qu’il soit vertical ;

vous calez bien le bas du dos et les fesses dans le fond du siège, vous collez votre dos contre le dossier ;

 

2/ vous réglez ensuite le rétroviseur intérieur de façon à ce que la moitié supérieure du rétroviseur voie le plafond :

pour regarder dans le rétroviseur vous êtes obligé de vous grandir ;

 

3/ vous mettez ensuite vos coudes le long de votre corps,

les bras appuyés sur le dossier

 

et vous saisissez le bas du volant avec vos deux mains :

vous avez alors la distance où vous devez avancer ou reculer l’ensemble du siège pour conduire confortablement ;

 


vous pouvez également pour votre coude gauche utiliser l’accoudoir, s’il est pratique et si vous ne devez pas décaler votre colonne sur le côté gauche pour l’atteindre :

rester des heures avec le dos tordu n’est pas bon

(il vaut mieux le redire).

 




- COUCHÉ -

 



 

Si vous passez toute une nuit

dans une mauvaise position

avec la colonne vertébrale complètement tordue,

il est normal que vous vous réveilliez

avec des douleurs du dos !

 



 

*Vous ne pouvez pas dormir sur le ventre sans avoir des douleurs de la colonne vertébrale.

Après la trentaine environ, vous n’en avez plus les moyens...

Si vous ne pouvez pas vous en empêcher, faites-vous fabriquer un T-shirt avec trois bouchons de champagne cousus au niveau du sternum : cela vous réveillera dès que vous vous mettrez sur le ventre.

 

 *Si vous voulez dormir sur le côté, vous ne devez pas être comme sur le ventre et vous ne devez pas avoir le dos tordu.

 Si vous mettez la main sous l’oreiller, vous tordez votre dos et votre cou.

Si vous mettez la jambe supérieure en flexion, comme si vous posiez votre ventre sur le lit, vous tordez votre colonne lombaire au dessus du bassin.

 

 

Si vous dormez sur le côté,

il faut que les deux épaules et le bassin

soient perpendiculaires au lit :

c’est simple

 

-vous gardez les deux bras en dessous des épaules

 

-et vous gardez vos deux genoux l’un sur l’autre.

 



 

L’oreiller ne doit pas être sous les épaules.

Un oreiller, c’est pour les oreilles…

et son bord inférieur doit sortir devant les épaules.

Les oreillers carrés ne sont pas très bons pour cela,

car cela vous oblige à descendre dans le lit

si on veut que son bord inférieur sorte devant les épaules;

les oreillers rectangulaires sont mieux.

Fabriquez vous-même votre oreiller

et retirez le bourrage progressivement

jusqu’à ce que vous ayez trouvé la bonne épaisseur.

Les oreillers de plume ou fin duvet sont préférables,

si on n’a pas d’allergie, bien sûr.

 

C’est préférable, si on le peut, de dormir sur le dos.

Cependant parfois les reins sont trop creux,

ou les tensions devant les cuisses ou/et derrière les genoux sont trop fortes pour qu’on puisse s’allonger.

Un petit coussin sous les genoux peut aider

mais aussi on peut choisir sans inconvénient de dormir sur le côté.

 

Vous n’allez pas, bien sûr, passer votre nuit à vérifier que vous êtes dans une bonne position !

Mais quand vous vous endormez

ou quand vous vous réveillez la nuit

vous pensez à corriger votre position

et petit à petit vous allez pouvoir supprimer vos mauvaises habitudes. Vous serez encouragé dans vos efforts par le bénéfice que vous en tirerez.

 

         On a beaucoup vendu des lits très durs, sous prétexte que lorsqu’on a une sciatique on doit dormir sur une planche : il y avait vraiment un problème quand les lits avaient un sommier métallique et un matelas de laine ; fort heureusement les qualités des literies ont bien progressé. Actuellement un lit ferme est suffisant, même avec la pire sciatique.

Ce qui gêne le plus fréquemment, ce sont les lit trop durs : bien souvent les marchands de lit conseillent des literies dans lesquelles on ne se sent pas confortable. Réfléchissez avant de faire un si gros investissement. Généralement  un sommier et un matelas à ressorts (dit tapissiers) de dureté ajustée à votre poids conviennent à la colonne vertébrale.

 

 - SE PENCHER EN AVANT -

 



Si vous avez à le faire,

vous éviterez bien des ennuis en sachant bien le faire:

nous l'avons vu en position assise

cela sert aussi lorsqu'on est debout

au travail comme au jardin.

 

Vous devez toujours garder le tronc rectiligne,

on dit « verrouillé » :

pour cela vous utilisez l’axe des deux hanches :

vous imaginez un axe qui vous transperce de la gauche vers la droite

à la hauteur des hanches ;

vous vous penchez en avant en tournant autour de cet axe.

Les vertèbres ne s’enroulent pas vers l’avant,

la charnière entre le bassin et les vertèbres lombaires ne bouge pas

la région lombaire n’inverse pas sa courbure vers l’avant

la région dorsale ne s’arrondit pas

c’est l’ensemble du tronc, du bassin au crâne, qui part en avant

autour de l’axe des deux hanches.

 

- GARDER LE TRONC DROIT -

 



Se pencher en avant est un pis aller, même si maintenant vous savez le faire bien.

Garder le tronc vertical, c’est réellement éviter de se faire mal au dos.

Garder le tronc vertical, c’est le summum de l’art…

 

On ne s’y applique jamais assez !

 

Spontanément on s’accroupit comme une grenouille :

on incline sauvagement son tronc vers l’avant

et c’est comme cela qu’on se fait mal au dos.

 

Il faut apprendre à garder la tronc vertical

dans toutes les circonstances.

 

 

Pour ramasser un objet sur le sol,

pour jardiner,

pour faire le ménage,

vous devez garder votre tronc droit, vertical :

 

vous faites descendre votre tronc

comme un ascenseur entre ses rails

 

 


Pour cela deux solutions :

ou bien vous vous accroupissez

ou bien vous faites des fentes.

 



S’ACCROUPIR

avec le tronc vertical



 

 

Vous allez tout de suite comprendre

comment éviter la grenouille :

voici l’exercice

qui va sauver votre dos.


Malheureusement

si vous avez mal aux hanches ou aux genoux,

vous ne pouvez pas faire cet exercice

et il est dommage pour vous que vous deviez attendre

d’avoir soigné vos hanches ou vos genoux…



 

 

Mettez vous contre un mur :

la tête contre le mur

le dos contre le mur

les deux talons contre le mur

 

vous mettez vos pieds en canard

c’est à dire que vous gardez les talons rapprochés

mais vous écartez le plus possible la pointe des pieds

 

et vous pliez vos genoux

en les écartant complètement

de façon symétrique, de chaque côté,

vos genoux partent en direction de vos pointes de pieds

 

votre dos descend le long du mur

vous vous abaissez autant que vous pouvez…

en gardant votre tête contre le mur

vous laissez vos talons décoller du sol

pour aider le mouvement ;

 

quand vous ne pouvez plus descendre

vous rebondissez comme une balle, des petits coups,

…et vous remontez,

en gardant bien sûr contre le mur les talons, le dos, la tête !

 

Si vous êtes descendu trop bas pour vous,

vous allez partir en avant

ou bien vous n’allez pas pouvoir remonter…

ce n’est pas grave, vous connaissez maintenant vos possibilités

et la prochaine fois, vous ne descendrez pas trop bas :

ce n’est pas un concours !

et avec le temps vous ferez de mieux en mieux.

Vous descendez ce que vous pouvez…

vous rebondissez

et vous remontez..

 

VOUS FAITES CELA DIX COUPS

TROIS FOIS PAR JOUR

PENDANT DES MOIS !!!

 

 

ne râlez pas parce cela prend du temps,

c’est seulement une minute trois fois par jour !

avoir mal consomme plus de temps !

 

Le but est d’apprendre à votre ordinateur cérébral

qu’il est plus facile de descendre avec le tronc vertical

que de se pencher en avant !

Cela deviendra un réflexe.

Vous aurez la surprise de voir

combien votre corps sera content

quand, pour ramasser un objet par exemple,

vous vous baisserez sans vous faire mal au dos…

 

 

Maintenant que vous savez vous baisser

vous allez pouvoir ramasser des charges 

en vous relevant avec le dos droit :

vous vous accroupissez

comme vous savez le faire maintenant

vous posez vos avant bras sur vos cuisses

pour soulager le bas de votre dos,

et vous vous relevez avec le dos droit ;

puis vous appuyez vos coudes sur votre bassin

et enfin sur votre tronc

pour soulager votre cou et vos épaules ;

 

vous allez pouvoir aussi vous déplacer latéralement

accroupi, le dos droit,

vos muscles de jambes et de cuisses renforcés,

par exemple pour border un lit

ou pour faire votre jardin.

 

FAIRE DES FENTES

avec le tronc vertical



 

Maintenant c’est en mettant

une jambe devant l’autre

et en pliant les genoux

que votre tronc descend,

toujours vertical.

 

Ne réfléchissez pas : faites le tout de suite

et vous verrez que c’est évident.

Rebondissez pour tester l’aisance que cela vous donne ;

vous essayez de fléchir le plus possible,

vous remontez un tout petit peu,

et vous fléchissez à nouveau,

comme si vous aviez l’espoir de pouvoir fléchir plus.

Plus vous le ferez, plus vous vous sentirez stable

et plus vous aurez confiance dans vos possibilités.

 

Si vous avez à vous déplacer,

vous gardez toujours les deux genoux fléchis,

une jambe devant, une jambe derrière,

et vous avancez, vous reculez,

vous pouvez même aller sur le côté.

 

Si vous désirez descendre plus bas,

vous élargissez la fente,

vous pliez plus les genoux ;

vous appuyez plus sur le genou avant,

vous soulevez le talon de la jambe arrière,

et en restant souple, élastique,

tout se passe bien.

 

Mais jamais vous ne penchez le tronc en avant,

jamais vous n’arrondissez votre dos…

 

Il y a souvent au travail une position

qui tire bénéfice d’une fente

pour éviter une mauvaise position

et pour soulager ainsi le dos.

Parfois on doit faire le sacrifice de changer ses habitudes pour pouvoir faire une fente et conserver le regard sur son travail.

Par exemple pour un Dentiste qui doit se concentrer sur la bouche de son patient, il faudra modifier l’axe du corps du praticien qui, pour avoir la possibilité de faire une fente sans incliner latéralement son tronc, devra s’imposer la règle de travailler perpendiculairement à son patient.

Il y a toujours une réponse, il suffit de la rechercher pour la trouver.

 

Pour travailler,

pour ratisser votre jardin,

pour balayer ou passer l’aspirateur,

la fente est souvent la solution.




 

 

 

 

- L’ EXERCICE PHYSIQUE -

 

 




 

Méfiez-vous de vous…

Si vous faites du sport de façon intensive

« parce qu’on est bien après »,

n’oubliez pas que ce qui vous fait vous sentir si bien

c’est la MORPHINE

que votre corps fabrique pendant l’exercice physique

pour vous empêcher de sentir la douleur que vous lui infligez.

 

 

D'autre part,

lorsque votre corps fonctionne de travers,

l'exercice physique augmente l'usure des articulations.



A l’opposé, il y a ceux qui ne font jamais aucun exercice physique

- soit parce que leur travail est sédentaire, derrière un fauteuil,

- soit parce que leur travail est trop épuisant pour avoir envie de se dépenser en plus,

- soit parce qu’ils appartiennent à une génération où « de leur temps » ce n’était pas la mode : on n’avait pas encore réfléchi à l’intérêt que cela avait.

Et malheureusement la plus grande partie des personnes qui entrent dans le troisième âge, et donc dans l’âge des douleurs, y arrive sans aucun muscle…

Or ce sont les muscles qui tiennent les articulations des membres et de la colonne vertébrale.

 

La marche constitue un excellent exercice.

Chaque fois que cela est possible, il vaut mieux marcher sur un sol NON dur :

marchez dans la campagne sur les chemins, dans les champs et dans les bois,

évitez les sols durs : asphalte, bitume.

Dès que vous vous sentirez plus solides sur vos jambes,

essayez de marcher sur des sols irréguliers : les champs labourés, les dunes qui montent et descendent, les chemins de montagne ( pas l’escalade qui nécessite des muscles très solides et un entraînement particulier ! il faut savoir raison garder…) ; cela développera les muscles des faces latérales des jambes qui ne sont pas beaucoup sollicités dans la marche simple ; mais surtout cela développera les muscles qui assurent inconsciemment l’équilibre du corps, ces muscles qui se laissent surprendre dans l’entorse des jambes ou de la colonne.

Marchez à votre rythme, ne forcez pas.

Commencez par des marches courtes, par exemple une demie heure.

Puis augmentez progressivement.

L’idéal c’est d’arriver à marcher plusieurs heures, deux ou trois, et de faire des randonnées.

 

Vous pouvez aussi courir, à votre rythme, sur des sols mous et irréguliers, avec des chaussures réellement amortissantes.

 

La natation sur le dos est un bon exercice pour la colonne vertébrale.

Mais uniquement sur le dos ! tout ce qui va cambrer votre dos est le plus souvent catastrophique.

 

L’intérêt principal de l’exercice physique

c’est de vous FABRIQUER LES MUSCLES

qui vous tiendront DEBOUT

quand vous serez âgés.

 

Voilà, vous savez tout…ou presque.

Nous pouvons maintenant refermer

notre Ecole du dos.




Les déformations du crâne que la palpation proprioceptive nous a appris à percevoir, vont entraîner des déformations du corps qui vont se traduire
entre autres par :
- des anomalies des muscles des yeux, qui s'insèrent sur le crâne,
- des anomalies des muscles de la mâchoire,
- des anomalies des organes de l'équilibre à l'intérieur du crâne,
- mais aussi des anomalies des pieds.

Les anomalies de ces quatre éléments vont provoquer des troubles de la Position du corps.






- OSTÉOPATHIE ET OSTÉOPATHIE -

OSTÉOPATHIE MANIPULATIVE
- La vertèbre déplacée, ça n'existe pas. - Qu'est-ce qui fait mal dans le dos ? - Tordu comme un ruban
- Conséquences des manipulations. - Conclusions sur les manipulations.

OSTÉOPATHIE NON MANIPULATIVE
- Un instrument révolutionnaire. - Le corps est un tout. - Un traitement simple. - L'arthrose peut se soigner.
- La position du corps. . - L'Articulation Temporo-mandibulaire.

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