Non pas
que les douleurs des autres articulations, Mais on sait que les douleurs
de la colonne Cela indique nettement l'incapacité
Par exemple :
Car
les tensions musculaires et ligamentaires
Cette action sur le crâne et le sacrum permet à l'Ostéopathie Non Manipulative de modifier les tensions des muscles qui entourent la colonne, d'agir sur les tendons, les ligaments, les articulations, les vaisseaux à chaque niveau de la colonne considéré. Par exemple quand on a une sciatique
"Les apophyses articulaires"
"Vertèbres"
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Corps,
mon vieux compagnon, nous
périrons ensemble. Comment
ne pas t’aimer, forme
à qui je ressemble, puisque
c’est dans tes bras que
j’étreins l’univers ! Marguerite YourcenarVotre corps a besoin d’amour. Ne
lui imposez rien contre son gré. Avec
lui, ne soyez jamais sûr d’avoir raison. Cette
certitude tue l’amour ; laissez-la
aux fanatiques et
voyez la destruction qu’elle entraîne. C’est
toujours votre corps qui a raison et le plus souvent il vous a supporté longtemps avant
de se plaindre. Dans tous les moments de votre vie, dans toutes les positions votre corps a besoin de votre bienveillance et de votre aide. Investissez-vous, il
vous le rendra au centuple. Ne
cherchez pas dans les pages qui viennent ce
que vous connaissez déjà. Cherchez
le détail que vous ne connaissez pas et
qui changera votre vie, l’erreur
que vous faites sans savoir que c'est une erreur… -
DEBOUT -
Avant tout sentez et regardez votre corps. Sentez
d’abord la position de votre tête. Votre tête est-elle au-dessus de vos épaules ou en avant ? Est-elle très en avant ? Que se passe-t-il si vous la ramenez vers l’arrière à la vertical de votre tronc? Avez-vous une « bosse de bison » à la jonction entre votre tronc et votre cou?
Sentez
vos épaules. Ne sont-elles pas trop en avant, trop hautes ?
Sentez
votre ventre. Lui aussi n’est-il pas trop en avant ? Pouvez-vous basculer votre bassin vers l’arrière pour ce qui se passe alors au niveau de votre ventre?
Sentez les courbures naturelles de votre corps Sentez
la courbure de votre cou : votre cou a un creux en arrière : on dit qu’il est « concave en arrière ». En fait la colonne est comme le bois d’un arc avec ses muscles semblables à la corde de l’arc. Cette courbure s’efface quand on travaille trop souvent avec la tête baissée et cela entraîne des tensions des muscles du cou. Sentez
la courbure de votre dos : le haut de votre dos est arrondi en arrière : on dit qu’il est « concave en avant ». Mais comment est-il arrondi ? Si ce n’est pas assez, c’est mauvais. Si c’est trop, c’est mauvais : c’est le fameux dos rond qui entraînera avec le temps inévitablement des douleurs. Sentez la courbure de vos « reins », la
région lombaire : le creux des reins doit être creux au dessus des fesses : cela veut dire que normalement il doit former un creux en arrière: on dit qu’il est « concave en arrière ». Il ne doit pas être trop creux : on dira alors que vous êtes trop cambré(e). Mais il ne doit pas non plus être arrondi en-arrière : soit quand vous êtes debout, soit quand vous vous asseyez sur un siège ou sur un fauteuil. Là, bonjour les dégâts ! Sentez les tensions de votre cou, de vos épaules, de votre dos. dans la vie de tous les jours et demandez-vous si vous ne pouvez pas les réduire.
Etes-vous
certain que votre façon de vivre n’entraîne
pas les tensions dont vous vous plaignez ? Est-ce
que vous ne faites pas tout pour avoir mal au dos ? Votre dos
est-il victime de votre course permanente ? Votre dos
est-il la victime de vos sentiments ? Regardez-vous dans une glace ; observez la hauteur de vos épaules, de votre bassin. Au besoin, faites vous filmer tandis que vous marchez. De face, de profils, de dos. Faites filmer également, de dos, le bas de vos jambes pour voir votre façon de poser les pieds en marchant. Vous verrez très bien de quelle manière vous utilisez votre corps. Cette expérience vous permettra de prendre conscience de la façon dont bouge votre corps. Vous pourrez mieux vous concentrer ensuite sur les endroits qui fonctionnent mal et vous pourrez mieux sentir ce qui ne va pas. Bien
évidemment de nombreux facteurs interviennent dans la position de votre
corps. Nous verrons les facteurs qui tiennent à des défauts de votre corps et
que nous pouvons corriger. Mais
il y a aussi des facteurs héréditaires. Il
y a également des facteurs psychologiques : entrer dans une pièce la tête en avant n’a
pas la même signification qu’entrer avec le ventre en avant. Ce
n’est pas une raison pour tout laisser aller et ne rien corriger : Nous sommes responsables de notre corps et c’est nous qui le pilotons. *Ne dites pas « j’ai du ventre » ou « j’ai un gros ventre que je dois aplatir avec une gaine ». Votre
ventre disparaîtra si
vous
vous grandissez. Montez
votre tête le plus haut possible (en gardant les talons sur la sol); ne
lancez pas votre ventre en avant et vos épaules en arrière montez verticalement comme une tortue (verticale) qui
sort sa tête de vos épaules avec
votre tête montez tout votre corps et
vous sentirez votre dos s’épanouir, vos
épaules s’ouvrir: elle
ne partiront plus en avant comme si vous veniez d’être battu(e) et
même vous sentirez vos reins perdre de leur cambrure ; surtout
votre ventre ne partira plus en avant ; vous
sentirez un creux sous vos côtes et
vous serez surpris d’avoir de la place pour respirer.
*Essayez de prendre conscience également de la position de votre bassin. - Avez-vous un creux très important dans le bas du dos ? Pouvez-vous réduire ce creux ? - Prenez conscience de la position de votre pubis. Pouvez-vous l’avancer ou le reculer ? Essayez de bouger votre bassin en augmentant le creux du
bas du dos et en reculant votre pubis ou au contraire en réduisant le creux derrière et en
avançant le pubis. Cela s’appelle basculer le bassin. Dans cette bascule du bassin vous allez sentir également que les tensions dans vos jambes et dans vos voûtes plantaires se modifient. Ce n’est pas évident ... mais avec un peu d’entraînement vous finirez par sentir que tout dans le corps est lié par des muscles et des enveloppes de muscles qui forment des chaînes, depuis le bas jusqu’au haut du corps, ou vice versa. Si
une tension anormale se forme dans un endroit du corps, cette
tension se transmet au corps entier et
peut rester en place des dizaines d’années. Regardez vos vieilles chaussures et demandez-vous pourquoi la semelle est usée sur un bord d’un côté et pas sur l’autre, ou sur le talon plus que sur le côté. Demandez-vous combien d’années
de tensions de votre corps ont été nécessaires pour déformer vos
chaussures et comment de son côté votre corps réagit à ces forces
capables d’user le cuir.
Bien sûr, vous ne pouvez pas corriger votre position 24 heures sur 24. Vous
ne pouvez pas penser qu’à cela !.. Mais quand vous y pensez, vous
vous grandissez, vous
basculez votre bassin, vous
dodelinez de la tête pour relâcher les muscles du cou, vous
laissez tomber les épaules, vous
effacez vos tensions, vous sentez votre respiration plus libre. Et puis vous n’y pensez plus. Vos mauvaises habitudes ne tardent pas à reprendre place... Au bout d’un certain temps, quand vous y pensez, vous reprenez le contrôle. Vous constaterez petit à petit que la correction devient de plus en plus spontanée, de plus en plus naturelle. Vous êtes prêt pour l’étape suivante : vous faites la même chose en bougeant par exemple en marchant, en montant les escaliers, dans toutes les positions de votre corps, dans toutes les circonstances de votre vie. Vous intégrez la conscience de la position de votre corps.
- ASSIS -
Ici aussi il y a des mauvaises habitudes à perdre ! Se tenir droit, ne pas écrire ou travailler avec le dos complètement tordu, c’est évidemment très important.
Il est assez facile de prendre conscience de ce défaut-là et facile de déplacer son cahier ou son livre ou son travail pour le mettre devant soi. Cependant les deux défauts les plus graves et les plus sournois sont le haut du dos rond et le bas du dos inversé. *Le haut du dos arrondi en position assise est une exagération de la voussure naturelle du dos à cause de mauvaises habitudes. Il est très important de le corriger. Quand on travaille assis, l’ensemble du dos doit rester droit: on dit que le dos doit être verrouillé, du crâne au coccyx, (grandissez-vous !) et ce sont les objets qui doivent bouger. Au besoin au lieu d’arrondir son dos pour aller vers les objets, on peut (et il faut) incliner le tronc en avant en utilisant l’axe des hanches. Au lieu d'arrondir votre dos à partir des dernières lombaires visualisez vos deux hanches, sous votre bassin, imaginez que c'est un axe autour du quel vous pouvez tourner et basculez vers l'avant l'ensemble de votre tronc verrouillé.
*On arrondit aussi volontiers le bas du dos pour s'installer sur une chaise ou dans un fauteuil. On bascule alors le bassin en arrière et cela inverse la courbure de la région lombaire le creux normal du bas du dos disparaît. Les fabricants de fauteuils portent une grosse responsabilité en encourageant ce défaut pour sacrifier à une mode : cela fait « cosy » de regarder la télévision au fond d’un fauteuil bas et profond dans lequel on est plié de telle façon qu'on ne peut ni respirer ni digérer et dont on ne peut s'extraire qu'au prix d'efforts considérables (voire impossibles pour les personnes âgées).
Vous devez au contraire toujours conserver le creux du bas du dos lorsque vous êtes en position assise : quand
vous vous installez sur un siège (au
travail, en voiture, à la maison) vous
mettez bien vos fesses au fond du siège et non pas votre colonne lombaire tandis
que vous maintenez votre dos le
plus droit possible, votre
tête le plus haut possible.
*Ainsi en voiture la plus grande partie des douleurs du dos peuvent être évitées en ayant une bonne position. En montant en voiture, il faut faire trois choses successivement : 1/ une fois assis (avec
les précautions nécessaires), vous réglez le dossier
de votre siège de façon à ce qu’il soit vertical ; vous calez bien le bas du dos et les fesses dans le fond
du siège, vous collez votre dos contre le dossier ; 2/ vous réglez ensuite le rétroviseur
intérieur de façon à ce que la
moitié
supérieure du rétroviseur
voie le plafond : pour
regarder dans le rétroviseur vous êtes obligé de vous grandir ; 3/ vous mettez ensuite vos coudes
le long de votre corps, les bras appuyés sur le dossier
et vous
saisissez le bas du volant avec vos deux mains : vous avez alors la distance où vous devez avancer ou
reculer l’ensemble du siège pour conduire confortablement ; rester des heures avec le dos tordu n’est pas bon (il vaut mieux le redire).
- COUCHÉ -
Si
vous passez toute une nuit dans
une mauvaise position avec
la colonne vertébrale complètement tordue, il
est normal que vous vous réveilliez avec
des douleurs du dos !
*Vous ne pouvez pas dormir sur le ventre sans avoir des douleurs de la colonne vertébrale. Après la trentaine environ, vous n’en avez plus les moyens... Si vous ne pouvez pas vous en empêcher, faites-vous fabriquer un T-shirt avec trois bouchons de champagne cousus au niveau du sternum : cela vous réveillera dès que vous vous mettrez sur le ventre. *Si vous voulez dormir sur le côté, vous ne devez pas être comme sur le ventre et vous ne devez pas avoir le dos tordu. Si vous mettez la main sous l’oreiller, vous tordez votre dos et votre cou. Si vous mettez la jambe supérieure en flexion, comme si vous posiez votre ventre sur le lit, vous tordez votre colonne lombaire au dessus du bassin.
Si vous dormez sur le côté, il faut que les deux épaules et le bassin soient perpendiculaires au lit : c’est simple -vous gardez les deux bras en dessous des épaules -et vous gardez vos deux genoux
l’un sur l’autre.
L’oreiller ne doit pas être sous les épaules. Un oreiller, c’est pour les oreilles… et son bord inférieur doit sortir devant les épaules. Les oreillers carrés ne sont pas très bons pour cela, car cela vous oblige à descendre dans le lit si
on veut que son bord inférieur sorte devant les épaules; les
oreillers rectangulaires sont mieux. Fabriquez
vous-même votre oreiller et
retirez le bourrage progressivement jusqu’à
ce que vous ayez trouvé la bonne épaisseur. Les
oreillers de plume ou fin duvet sont préférables, si
on n’a pas d’allergie, bien sûr. C’est préférable, si on le peut, de dormir sur le dos. Cependant parfois les reins sont trop creux, ou les tensions devant les cuisses ou/et derrière les genoux sont trop fortes pour qu’on puisse s’allonger. Un petit coussin sous les genoux peut aider mais aussi on peut choisir sans inconvénient de dormir sur le côté. Vous n’allez pas, bien sûr, passer votre nuit à vérifier que vous êtes dans une bonne position ! Mais quand vous vous endormez ou quand vous vous réveillez
la nuit vous pensez à corriger votre
position et petit à petit vous allez pouvoir supprimer vos mauvaises habitudes. Vous serez encouragé dans vos efforts par le bénéfice que vous en tirerez. On a beaucoup vendu des lits très durs, sous prétexte que lorsqu’on a une sciatique on doit dormir sur une planche : il y avait vraiment un problème quand les lits avaient un sommier métallique et un matelas de laine ; fort heureusement les qualités des literies ont bien progressé. Actuellement un lit ferme est suffisant, même avec la pire sciatique. Ce qui gêne le plus fréquemment, ce sont les lit trop durs : bien souvent les marchands de lit conseillent des literies dans lesquelles on ne se sent pas confortable. Réfléchissez avant de faire un si gros investissement. Généralement un sommier et un matelas à ressorts (dit tapissiers) de dureté ajustée à votre poids conviennent à la colonne vertébrale. - SE PENCHER EN AVANT -
Si vous avez à le faire, vous éviterez bien des ennuis en sachant bien le faire: nous l'avons vu en position assise cela sert aussi lorsqu'on est debout au travail comme au jardin. Vous devez toujours garder le tronc
rectiligne, on dit « verrouillé » : pour cela vous utilisez l’axe des deux hanches : vous imaginez un axe qui vous transperce de la gauche vers la droite à la hauteur des hanches ; vous vous penchez en avant en
tournant autour de cet axe. Les vertèbres ne
s’enroulent pas vers l’avant, la charnière entre le
bassin et les vertèbres lombaires ne bouge pas la région lombaire
n’inverse pas sa courbure vers l’avant la région dorsale ne
s’arrondit pas c’est l’ensemble du
tronc, du bassin au crâne, qui part en avant autour de l’axe des deux
hanches. - GARDER LE TRONC DROIT -
Se
pencher en avant est un pis aller, même si maintenant vous savez le
faire bien. Garder
le tronc vertical, c’est réellement éviter de se faire mal au dos. Garder
le tronc vertical, c’est le summum de l’art… On ne s’y applique jamais assez !
Spontanément on s’accroupit comme une grenouille : on incline sauvagement son tronc vers l’avant et c’est comme cela qu’on se fait mal au dos. Il faut apprendre à garder
la tronc vertical dans toutes les
circonstances. Pour ramasser un objet sur le sol, pour jardiner, pour faire le ménage, vous
devez garder votre tronc droit, vertical : vous faites descendre votre tronc comme un ascenseur entre ses rails
Pour
cela deux solutions : ou
bien vous vous accroupissez ou
bien vous faites des fentes. S’ACCROUPIR avec le tronc vertical
Vous allez tout de suite
comprendre comment éviter la
grenouille : voici l’exercice qui va sauver votre dos. Malheureusement si
vous avez mal aux hanches ou aux genoux, vous
ne pouvez pas faire cet exercice et
il est dommage pour vous que vous deviez attendre d’avoir
soigné vos hanches ou vos genoux…
Mettez vous contre un mur : la tête contre le mur le dos contre le mur les deux talons contre le mur vous mettez vos pieds en canard c’est à dire que vous gardez les talons rapprochés mais vous écartez le plus possible la pointe des pieds et vous pliez vos genoux en les écartant complètement de façon symétrique, de chaque côté, vos genoux partent en direction de vos pointes de pieds votre dos descend le long du mur vous vous abaissez autant que vous
pouvez… en
gardant votre tête contre le mur vous laissez vos talons décoller du sol pour aider le mouvement ; quand
vous ne pouvez plus descendre vous
rebondissez comme une balle, des petits coups, …et
vous remontez, en
gardant bien sûr contre le mur les talons, le dos, la tête ! Si vous êtes descendu trop bas pour vous, vous allez partir en avant ou bien vous n’allez pas pouvoir remonter… ce n’est pas grave, vous connaissez maintenant vos possibilités et la prochaine fois, vous ne descendrez pas trop bas : ce n’est pas un concours ! et avec le temps vous ferez de mieux en mieux. Vous
descendez ce que vous pouvez… vous
rebondissez et
vous remontez.. VOUS
FAITES CELA DIX COUPS TROIS
FOIS PAR JOUR PENDANT
DES MOIS !!!
ne
râlez pas parce cela prend du temps, c’est
seulement une minute trois fois par jour ! avoir
mal consomme plus de temps ! Le
but est d’apprendre à votre ordinateur cérébral qu’il
est plus facile de descendre avec le tronc vertical que
de se pencher en avant ! Cela
deviendra un réflexe. Vous
aurez la surprise de voir combien
votre corps sera content quand,
pour ramasser un objet par exemple, vous
vous baisserez sans vous faire mal au dos…
Maintenant
que vous savez vous baisser vous allez pouvoir ramasser des charges en vous relevant avec le dos droit : vous vous accroupissez comme vous savez le faire maintenant vous
posez vos avant bras sur vos cuisses pour soulager le bas de votre dos, puis
vous appuyez vos coudes sur votre bassin et
enfin sur votre tronc pour soulager votre cou et vos épaules ;
vous allez pouvoir aussi vous déplacer
latéralement accroupi,
le dos droit, vos
muscles de jambes et de cuisses renforcés, par
exemple pour border un lit ou
pour faire votre jardin. FAIRE
DES FENTES avec le tronc vertical
Maintenant
c’est en mettant une
jambe devant l’autre et
en pliant les genoux que
votre tronc descend, toujours
vertical. Ne réfléchissez pas : faites le tout de suite et vous verrez que c’est évident. Rebondissez pour tester l’aisance que cela vous donne ; vous essayez de fléchir le plus possible, vous remontez un tout petit peu, et vous fléchissez à nouveau, comme si vous aviez l’espoir de pouvoir fléchir plus. Plus vous le ferez, plus vous vous sentirez stable et plus vous aurez confiance dans vos possibilités. Si vous avez à vous déplacer, vous gardez toujours les deux
genoux fléchis, une jambe devant, une jambe
derrière, et vous avancez, vous reculez, vous pouvez même aller sur le
côté. Si vous désirez descendre plus bas, vous élargissez la fente, vous pliez plus les
genoux ; vous appuyez plus sur le genou
avant, vous soulevez le talon de la
jambe arrière, et en restant souple,
élastique, tout se passe bien. Mais jamais vous ne penchez le
tronc en avant, jamais vous n’arrondissez
votre dos… Il
y a souvent au
travail une
position qui
tire bénéfice d’une fente pour éviter une mauvaise
position et pour soulager ainsi le dos. Parfois on doit faire le
sacrifice de changer ses habitudes pour pouvoir faire une fente et
conserver le regard sur son travail. Par exemple pour un Dentiste
qui doit se concentrer sur la bouche de son patient, il faudra modifier
l’axe du corps du praticien qui, pour avoir la possibilité de faire
une fente sans incliner latéralement son tronc, devra s’imposer la
règle de travailler perpendiculairement à son patient. Il y a toujours une réponse,
il suffit de la rechercher pour la trouver. Pour travailler, pour ratisser votre jardin, pour balayer ou passer
l’aspirateur, la fente est souvent la
solution.
- L’ EXERCICE PHYSIQUE -
Méfiez-vous
de vous… Si
vous faites du sport de façon intensive « parce
qu’on est bien après », n’oubliez
pas que ce qui vous fait vous sentir si bien c’est
la MORPHINE que
votre corps fabrique pendant l’exercice physique pour
vous empêcher de sentir la douleur que vous lui infligez.
D'autre part, lorsque votre corps fonctionne de travers, l'exercice physique augmente l'usure des articulations.
A l’opposé, il y a ceux qui
ne font jamais aucun exercice physique - soit parce que leur travail
est sédentaire, derrière un fauteuil, - soit parce que leur travail
est trop épuisant pour avoir envie de se dépenser en plus, - soit parce qu’ils
appartiennent à une génération où « de leur temps » ce
n’était pas la mode : on n’avait pas encore réfléchi à
l’intérêt que cela avait. Et malheureusement la plus
grande partie des personnes qui entrent dans le troisième âge, et donc
dans l’âge des douleurs, y arrive sans aucun muscle… Or ce sont les muscles qui tiennent les articulations des membres et de
la colonne vertébrale. La marche constitue un
excellent exercice. Chaque fois que cela est possible,
il vaut mieux marcher sur un sol NON dur : marchez dans la campagne sur les
chemins, dans les champs et dans les bois, évitez les sols durs :
asphalte, bitume. Dès que vous vous sentirez plus
solides sur vos jambes, essayez de marcher sur des sols
irréguliers : les champs labourés, les dunes qui montent et
descendent, les chemins de montagne ( pas l’escalade qui nécessite
des muscles très solides et un entraînement particulier ! il faut
savoir raison garder…) ; cela développera les muscles des faces
latérales des jambes qui ne sont pas beaucoup sollicités dans la
marche simple ; mais surtout cela développera les muscles qui
assurent inconsciemment l’équilibre du corps, ces muscles qui se
laissent surprendre dans l’entorse des jambes ou de la colonne. Marchez à votre rythme, ne forcez
pas. Commencez par des marches courtes,
par exemple une demie heure. Puis augmentez progressivement. L’idéal c’est d’arriver à
marcher plusieurs heures, deux ou trois, et de faire des randonnées. Vous pouvez aussi
courir, à
votre rythme, sur des sols mous et irréguliers, avec des chaussures réellement
amortissantes. La natation sur le dos
est un
bon exercice pour la colonne vertébrale. Mais uniquement sur le dos !
tout ce qui va cambrer votre dos est le plus souvent catastrophique. L’intérêt
principal de l’exercice physique c’est
de vous FABRIQUER LES MUSCLES qui
vous tiendront DEBOUT quand
vous serez âgés. Voilà,
vous savez tout…ou presque. Nous
pouvons maintenant refermer notre
Ecole du dos. Les déformations du crâne que la palpation proprioceptive
nous a appris à percevoir, vont entraîner des déformations du
corps qui vont se traduire |